Terroirselect présente ses partenaires agriculteurs, qui sont tous, à titre divers, dans une démarche qualité, labellisé par un Signe Officiel Qualité, autrement dénommé - SOC -. La plupart d'entre nous sommes perdus dans toutes ces dénominations. Les plus connus restent le Label Rouge et l'Agriculture Biologique, mais sans pour autant savoir précisément ce que cela recouvre. Nous les présentons tous dans ce glossaire avec leur définition, exposant pour chacun leurs spécificités, pour nous permettre de faire nos choix en consommateurs éclairés.
Les IGP et les STG peuvent être attribués à des produits Français seulement si ceux-ci bénéficient au préalable d'un label ou d'une certification de conformité.
Le système des signes officiels d'identification de la qualité et de l'origine s'appuie sur l'engagement conjoint de l'État et des professionnels (agriculteurs, transformateurs, distributeurs), dans le respect des intérêts des consommateurs. Il repose sur trois principes :
Les professionnels s'engagent volontairement dans la mise en place et le suivi d'une démarche qualité soit individuellement, soit collectivement (syndicat, groupements).
La qualité d'un produit est définie par un cahier des charges élaboré par des professionnels et validé par les pouvoirs publics.
Des contrôles réguliers sont exercés par un organisme public ou privé accrédité et agrée (organisme certificateur).
Il existe deux instances publiques nationales :
L'INAO (Institut National des Appellations d'Origine), établissement public sous tutelle du ministère chargé de l'agriculture, gère les instructions de demandes de reconnaissances de toute nouvelle AOC et IGP et assure le contrôle des produits concernés.
La CNLC (Commission Nationale des Labels et des Certifications de produits agricoles et alimentaires), placée auprès des ministres chargés de l'agriculture et de la consommation, donne un avis sur les cahiers des charges de labels, de certification de conformité et du mode de production biologique ainsi que sur l'agrément des organismes certificateurs chargés du contrôle de ces cahiers des charges.
Le prix des produits sous label est plus cher.
Est-ce normal de payer plus cher un produit de meilleure qualité ?
La qualité d'un produit recouvre deux et même trois notions : bactériologique, organoleptique et nutritionnelle.
Aujourd'hui, la qualité bactériologique des aliments est généralement irréprochable, balisée par des règlementations et normes strictes. Les problématiques sanitaires, lorsqu'elle interviennent, ne touchent pas que le "bas de gamme". Il est donc inconcevable aujourd'hui de payer plus cher pour avoir un produit sain.
L'obtention d'un label pour un producteur est un parcours long, avec des surcouts. Si ceux-ci n'étaient pas rémunérés par une plus-value en terme économique, nul doute que les candidats à labellisation seraient rares.
Les consommateurs sont donc contraints d'accepter un prix d'achat un peu plus chers pour les produits sous label, et faire un arbitrage au niveau de leurs postes budgétaires pour pouvoir continuer d'accéder à des produits plus "haut de gamme" d'un point de vue organoleptique et même nutritionnel, mais aussi culturel, historique et sociétal : prise en compte de l'environnement, développement durable, commerce équitable...
Ces arbitrages peuvent se faire aussi au niveau des habitudes de consommation (culturelles, goûts...) : manger de la viande à tous les repas, choix systématique des morceaux nobles et pièces à griller, recours fréquents aux plats industriels tout préparés.... Ils peuvent aussi s'effectuer sur une projection de l'avenir, le choix d'une alimentation nutritionnellement saine et équilibrée dans une démarche prévention santé.
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