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La culture de l'olivier

 

Les ennemis de la culture de l'olivier :

 

Les champignons

La Fumagine ou "noir de l'olivier"

Cette maladie se retrouve sur les légumes et autres fruitiers : des ravageurs comme la cochenille noire ou la psyle produisent un miellat sur lequel s'installe ce champignon.

L'arbre ou la plante, au feuillage recouvert d'une poussière noire collante s'asphyxie. On traite les arbres à la bouillie bordelaise.

La verticilliose (Verticillium Dahliae)

C'est également un champignon, mais qui se trouve dans le sol sous forme de sclérotes émettant un filament au contact d'une racine et pénètre par ce moyen dans le système vasculaire de l'arbre. Il se développe vers les partie aériennes en se ramifiant,il provoque alors le dessèchement des branches d'où son appellation de maladie de dépérissement de l'olivier. Cette maladie frappait les vergers de Tanche dans le Nyonssais dans les années 1960, l'agent pathogène a été identifié dans les années 1975. Le travail du sol non précautionneux peut blesser les racines dont les plaies constituent une porte ouverte aux infestations.

«La maladie de l'œil de paon» ou cycloconium oleaginum

Ce troisième champignon figure parmi les plus ravageur à la fois sur les feuilles et les fruits.

C'est aux tâches circulaires brunes à jaunes qui constellent la face supérieure des feuilles, qu'il doit sa dénomination commune. La dissémination de la maladie par les conidies du champignons est favorisée par le vent et l'humidité présente dans les conditions favorables à la germination des zoospores sous une température optimum de 12 à 15°.

Les moyens de lutte préventive s'effectue à base de produits cuivrés.

Les parasites

La mouche de l'olivier (Dacus oleae)

Ce diptère du genre Dacus, et de l'espèce oleae est le plus grand ennemi de l'oliveraie et le cauchemar des oléiculteurs en culture biologique. Tout au long de leur vie qui dure environ trois mois ces mouches femelles à tête jaune et aux ailes hyalines légèrement irisées, pondent une centaine d'œuf, à raison d'un par olive. La ponte commence à la mi-juin après fécondation, l'œuf est logé sous la cuticule des olives juste formées. Au bout de 6 jours il se transforme en asticot jaunâtre à tête noire. Durant son développement (10-12 jours), il laboure la pulpe. Au bout de la nymphose (pupe) qui durera 10 à 12 jours, un autre insecte ailé ré-initiera d'autres générationsde parasites à croissance exponentielle (un cycle tous les 25 jours jusqu'en octobre-novembre).

La dernière génération se nymphose dans le sol où elle survit durant l'hiver. En hiver doux, la mouche adulte peut même survivre 6 mois à 9 mois en hibernant dans les arbres ou le moulin à huile !

L'olive piquée est altérée et tombe précocement. L'olive est impropre à la consommation : inutilisables en confiserie, ces olives produisent une huile plus acide et de mauvais goût.

La pulvérisation d'insecticide en curatif sur l'ensemble de l'oliveraie conduit à l'éradication de tous les insectes y compris les prédateurs naturels, et cause un grave déséquilibre biologique et une accoutumance des insectes aux traitements.

Le principe des traitements préventifs est l'élimination des adultes avant le début de ponte des femelles. Des pièges installés en bordure d'oliveraie, dans la frondaison, permettent d'effectuer des comptages pour évaluer la pullulation. Le traitement est déclenché à partir de la prise de 5 à 6 mouches qui se pratique à partir d'appâts empoisonnés d'insecticide de synthèse.

Le principe de la lutte biologique repose sur le lâché massif d'entomophages de la mouche.

La Cochenille Noire (Saissetia Oleae)

La cochenille noire, ordre des Homoptères appartient à la famille des Lécanines, genre Saissetia, espèces oleae : bien titrée !!!

C'est une suceuse de sève : elle colonise les rameaux, la nervure des feuille et s'en gorge.

Forme globuleuse de 3 à 4 mm de long sur 2 à 3 de large, on détecte sa présence par la fumagine. L'olivier est doublement pénalisé : exsangue par la cochenille et asphyxié par la fumagine !

Le vent favorise la propagation de l'insecte. En cas d'infestation modérée, une taille aérée permet de réduire la population. Il existe une méthode de lutte biologique très efficace par son prédateur naturel l'hyménoptère chalcidien (Métaphycus berletti).

On effectue des lâchés dans les oliveraies à raison d'une trentaine de parasites par arbres qui pondent leurs œufs à l'intérieur des cochenilles qui seront ensuite détruites par la larve du parasite.

Les thrips

Ces insectes piquent la feuille qui se déforme en croissant. Ils altèrent aussi les fruits. Ils se nourrissent de sève et affaiblissent l'arbre.

Les otiorrhynques

Ce sont des Coléoptères brouteurs du pourtour du limbe dont les adultes sont des charançons bruns aptères de 7 mm de long. Ils sont rusés : le jour, ils se dissimulent sous les pierres ou les anfractuosités des écorces, la nuit ils grimpent vers les cimes à l'assaut des tendres feuillages qu'ils grignotent en dent de scie ! Un anneau de glu à la périphérie des troncs permet de s'en protéger.

Le psyle (Euphyllura olivina)

C'est un insecte qui suce la sève de l'arbre à partir des extrémités des jeunes pousses ou sur les grappes florales. On la dénomme communément «le coton» à cause d'une matière blanche cotonneuse sécrétée par les colonies de larves sur les grappes florales ou l'extrémité des pousses. Ses attaques sont plus spectaculaires que grave.

La teigne (prays oleae)

Lépidoptère de la famille des Tineidae, du genre Prays, de l'espèce Oleae, est une véritable teigne qui peut causer des dégâts aussi importants que ceux de la mouche. La larve est une chenille vert clair, blanc crème, l'adulte un papillon aux ailes antérieures argentées, tachetées de noir, bordées d'écailles à longue soie : cette beauté vénéneuse peut compromettre la récolte !

Feuilles, fleurs, fruits, elle s'attaque à tous les organes de l'olivier au cours de son cycle biologique qui ne comporte pas moins de 3 générations. La première dite phyllophage, dont les larves issues d'une ponte d'automne, creuse des galeries entre les deux épidermes de la feuille ; la nymphose de ces chenilles produit un nouveau papillon qui va donner naissance à la seconde génération dite anthophage. Il pond ses œufs en avril-mai sur le calice des boutons floraux de l'olive qui constitueront un plat de choix pour la petite chenille à naître ; les organes floraux dévorés rendent impossible toute fécondation, et la triste fleur se laisse couler anéantissant toute velléité de fructification. Et c'est reparti pour un troisième tour. Cette deuxième chenille qui aimait trop les fleurs va engendrer un troisième papillon de la génération dite carpophage. Il va pondre sur le calice des jeunes olives grosses comme un grain de blé. L'œuf devient chenille qui pénètre dans le fruit avec une seule idée en tête : tracer vers le tendre amendon pour s'en délecter, quitte à endommager au passage le pédicelle de l'olive jusqu'à l'assécher et provoquer sa chute dès juillet ! Mais une fois le noyau mangé, la chenille continue ses turpitudes. Elle fore une galerie pour retourner vers le pédoncule et si le fruit a résisté aux premiers dégâts, il ne survivra pas à cette agression qui produit une seconde vague de chute précoce de fruits en septembre-octobre.

La gourmande, elle, prendra le temps de sortir près du pédoncule qu'elle gravira. Peut-être s'ébrouera-t-elle un peu en lissant ses poils, mais ce qui est sûr, c'est qu'elle remontera le long des branches pour se nymphoser sous l'écorce ! Et c'est reparti : le papillon qui en naîtra va déposer ses œufs de septembre à novembre sur la face supérieure des feuilles, la chenille à naître va pénétrer dans la feuille etc...

La lutte chimique s'organise sur la jeune chenille de printemps et d'été plus vulnérable car aérienne. Mais l'éradication en phase anthophage avant l'installation des ravageurs est capitale pour préserver les boutons floraux donc la récolte. L'oléiculteur doit être très vigilant, il ne dispose que d'une dizaine de jours pour effectuer un traitement qui doit être déclenché lorsque 4 à 5% des boutons sont ouverts. Il existe une lutte biologique très efficace sur la génération anthophage, à partir d'une bactérie inoffensive pour les insectes et l'homme : Bacillus thuringiensis.

Il existe une méthode de lutte biologique par lâcher des prédateurs naturels.

On répertorie à l'échelle des pays méditerranéens 250 parasites ! dont 90 champignons, 5 bactéries, 3 lichens, 4 mousses, 3 angiospermes, 11 nématodes, 110 insectes, 13 arachnides, 5 oiseaux (étourneaux, grives, merles, gros- bec) et 4 mammifères. Lister quelques nuisibles les plus courant à votre attention en qualité de consommateurs, a pour objet de vous faire entrer «en coulisses». C'est une colombe qui aurait rapporté dans son bec, la pousse d'olivier à Noé. Mais depuis ce sont les générations successives d'oléiculteurs passionnés qui ont façonnée cette ondulation argentée, emblématique de nos paysages méditerranéens. Leur savoir faire ancestral s'est transmis depuis la nuit des temps, s'est enrichit aussi, ce qui a permis aussi de sauver les oliveraies de tous ses prédateurs.

Lutter naturellement contre les déprédateurs de l'olivier commence (pour la création des nouveaux vergers) dès l'implantation de la culture (les anciens installaient leurs olivettes dans des lieux bien choisis): profondeur et qualité du sol, climat adéquat, exposition..., l'entretien régulier des arbres : taille, entretien mécanique du sol, irrigations aux moments stratégiques placent le verger dans de bonnes conditions de développement. Il sera naturellement plus résistant pour échapper à certaines attaques parasitaires. L'état sanitaire des plantations nécessitent une observation de tous les instants, rigoureuse, et une réactivité exceptionnelle et précise, dans un temps imparti en cas d'infestation.

La nature dicte sa loi, enfreindre ses équilibres expose à tous les dangers.

 

Les coûts de production de l'huile d'olive

Il n'existe pas de coût de production standards, ceux-ci varient en fonction de nombreux paramètres intrinsèques à l'entreprise et d'autres liés à son environnement socio-économique et géographique.

Nous vous proposons ici des indications vous donnant à penser que l'huile d'olive de qualité a un prix, que certaines huiles sont un produit rare unique.

La récolte : cueillette à la main, on compte environ 10 kg d'olives cueillies/heure pour un bon cueilleur.

récolte mécanique

La taille : la taille nécessite en moyenne 45 minutes par arbre.

Les travaux culturaux (labours, traitements phytosanitaires) sont évalués selon :

La production en agriculture biologique coûte beaucoup plus chère à ce niveau : désherbages mécaniques multiples, poses de pièges et lâchés d'insectes auxiliaires ravageurs, des insectes nuisibles, surveillance et comptages.

Le rendement moyen en huile varie comme nous l'avons vu, d'une variété à l'autre, de la date de récolte, du temps qu'il a fait pendant la saison de culture ; en moyenne la production d'un litre d'huile, demande 5 kg d'olives.

Le coût de l'extrac

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