Qui sommes nous? Notre démarche Qualité Liens Plan du Site Copyright Contact

Découvrir
     les produits

Vous êtes ici : Territoires » ...en Provence » Cultiver la vigne en mode Biologique

Déguster le vin de Chateau Canorgue sur Terroirselect.com

Cultiver la vigne en mode Biologique

mont_ventoux

 

 

«La vigne et le vin sont de grands mystères ; seule dans le règne végétal, la vigne rend intelligible ce qu'est la véritable saveur de la Terre» -Colette-

 

 

 

La culture biologique de la vigne vise à préserver la richesse de son terroir et sublime ce breuvage des dieux capté heureusement aussi par les hommes gourmets et bons vivants.

Les techniques mises en œuvre permettent de préserver notre environnement, la faune et la flore, le sol, l'eau et la santé de l'homme. Elles augmentent la vie biologique du sol, améliorent l'enracinement des ceps et leur faculté d'absorption des oligoéléments, facteurs de typicité et de saveur des crus.

Le vin bio c'est le sang de la terre, différent d'un terroir à l'autre, sain, authentique, sans artifices. C'est un nectar qui célèbre la vie, c'est l'invité incontournable des dîners festifs entre amis.

Pour obtenir du vin, le viticulteur qu'il soit en mode conventionnel ou en mode biologique doit cultiver sa vigne avant de vinifier son raisin. Nous allons vous exposer la spécificité du travail du viticulteur en mode viticulture biologique.

Le principe général de l'agriculture bio est de préserver l'équilibre naturel des sols, des végétaux, des animaux, d'observer attentivement la nature, de regarder les sols et le comportement du vivant. LesJean-Pierre Margan du Chateau Canorgue observe sa vigne dysfonctionnements doivent être rapidement découverts et la source de déséquilibre identifiée. La règle consiste à bannir le recours aux molécules miracles, herbicides, fongicides, insecticides contrairement aux pratiques expéditives de multi-traitements curatifs sans comprendre l'origine du mal et avant même la manifestation de la maladie. La viticulture biologique et biodynamique n'alimente pas le marché des produits chimiques de synthèse qui propose 1000 produits phytosanitaires viticoles et 80 matières actives différentes !

La prévention en Bio est une approche globale : choisir des ceps adaptés aux sols et au climat sur des terres propices à la viticulture, favoriser la résistance de la vigne aux parasites et aux maladies par des moyens naturels. Cette démarche édictée simplement est en réalité très complexe, elle demande du temps et une grande compétence technique.

Vignes : Château Canorgue

Le cep de vigne doit évoluer dans un sol sain, fertile et vivant. Le viticulteur en mode biologique entretien l'activité biologique du sol en apportant du fumier, du marc de raisin, des engrais à base d'algues, des oligo-éléments.

Non seulement il n'éradique pas l'herbe par une panoplie d'herbicides (le vignoble paraît ainsi «nickel») mais il sème du seigle ou du trèfle qui constituent des engrais verts. En se dégradant ces plantes restituent des éléments minéraux, aèrent et structurent le sol et limitent l'érosion. Cet enherbement «muscle» les ceps de vigne, dont les racines gênées en surface par le chevelu des herbes, plongent profondément dans le sol pour se nourrir. Il n'est pas pour autant systématiquement pratiqué : le viticulteur effectue un choix raisonné en fonction du contexte pédologique de la parcelle, du micro-climat, de la situation de la parcelle...

Un sol vivant est habité par des laboureurs bénévoles infatigables, qui ne craignent même pas les fortes pentes : les vers de terre, les mulots, les mollusques... Une terre non compactée par le passage répété de multiples engins, «respire». Elle permet la circulation de l'air, de l'eau, et des micro-nutriments. L'aération est un état indispensable au développement d'une importante micro flore et micro faune qui régissent la vie microbienne souterraine. Elles produisent l'humus qui se dégrade en micro nutriments fertiles.

La viticulture biologique n'est pas épargnée par la cohorte de ravageurs et maladie. Mais les méthodes de lutte sont différentes de la viticulture conventionnelle. Le prix à payer est le Raisins sains à Chateau Canorgue - Bonnieux - Vaucluse -sacrifice de la quantité récoltée. Mais le bonheur est de récolter des raisins sains, qui après une vinification effectuée dans les règles de l'art, donneront un vin indemne d'additifs et autre correcteurs de goût, et dont les ceps de vigne seront allés puiser au cœur du terroir des arômes uniques restituant toute sa spécificité. C'est pourquoi les mêmes cépages, plantés dans des terroirs différents donnent des vins radicalement différents.

Les viticulteurs qui cultivent leur vigne en mode biologique étudient et observent les mécanismes de fonctionnement de la nature, pour y puiser des solutions à ses propres dysfonctionnements.

 

Pratiques culturales préventives :

Mildiou : c'est une maladie cryptogamique provoquée par un champignon originaire d'Amérique du nord, le Plasmopara viticola, qui s'est manifesté en Gironde en 1878. Les précipitations et une température supérieure à 11° favorisent les attaques qui visent tous les organes herbacés de la plante : feuilles, vrilles, jeunes rameaux, grappes. Plus tard, un léger duvet blanc-gris se manifeste sous les feuilles. Les tissus atteints sont détruits.

Enfouir des feuilles mortes, pas de travail de sol en période de risque, épamprer la vigne pour favoriser l'aération et la croissance des fruits, palisser pour exposer les feuilles et les fruits au soleil. Un nouveau produit, en remplacement du cuivre, est testé en Allemagne, à base de silicate, d'argile, et de prêle suscite de grands espoirs.

Botrytis : encore dénommé pourriture grise est causée par le champignon Botrytis cinerea qui se développe à la faveur d'une atmosphère humide avec des spores qui germent à partir de 18°C.

Les feuilles se couvrent d'un feutrage grisâtre et de tâches brunes. Les grappes se dessèchent avant la floraison. Après la véraison, la pourriture peut envahir les grappes causant des pertes de rendement importantes.

Ce champignon altère également les moûts car il produit un anti-fongique qui tue les levures responsables de la fermentation, avant l'atteinte du degré alcoolique recherché. Pour couronner le tout, il est responsable d'un goût terreux qui peut affecter le vin produit avec des grappes atteintes.

Mais... Il peut être utile : dans certains cas en augmentant le taux de sucre par déshydratation du grain de raisin, il devient pourriture noble des vins moelleux vendangés tardivement.

Limiter la vigueur de pousse de la vigne par la réduction des apports d'engrais, la taille des sarments, l'épamprage, le palissage, l'ébourgeonnage. Des poudres d'algues marines favorisent la cicatrisation.

Oïdium : est communément dénomme "Blanc" à cause du feutrage blanc-ivoire qui se développe en atmosphère chaude et humide sur la partie aérienne de la vigne. Une sorte de poussière blanche-grisâtre se répand sur la plante. C'est à partir de ce réseau de filaments mycéliens externe que le champignon propulse ses suçoirs dans les tissus de la plante pour y puiser sa nourriture.

Favoriser la circulation de l'air. Supprimer le bois malade.

Lutte contre les ravageurs avec des prédateurs naturels :

La coccinelle se nourrit de pucerons.

Une araignée dénommée Typhlodrome est un prédateur des acariens.

Les trichogrammes, chrysopes, abeilles et autres insectes sont des alliés naturels.

Si le couvert est mis, le viticulteur doit assurer aussi le gîte aux bataillons de bénévoles en entretenant les habitats privilégiés de chacun : les haies en bordure de parcelle, les murets, les talus.

 

Les insectes aussi, perdent la tête à cause d'impératifs sexuels, cette "faiblesse" est bien connue des viticulteurs bio qui "l'exploitent". Leurs rendez-vous (des insectes !... ) dans une parcelle bio non seulement sera manqué mais il leur sera carrément fatal. Leurs femelles dégagent de très loin, des parfums capiteux en sécrétant des phéromones pour manifester leur attirance sexuelle pour les mâles.

Avec la méthode dite de confusion sexuelle, le viticulteur place dans ses vignes des «capsules leurres» diffusant les fameuses phéromones, issues de laboratoires. Les mâles insectes prédateurs se précipitent vers leurs belles, mais "damned" ! Ils tombent dans un piège d'où il leur sera impossible de féconder leurs femelles, préservant ainsi l'infestation du vignoble. Cette méthode est employée pour l'ensemble des cultures biologiques. Elle se diffuse même aux cultures en conventionnel dont les pratiques ont entraînés des phénomènes de résistance qui rendent les pesticides inopérants.

Malgré toutes ces précautions, les vignobles doivent être traités en curatif. Contre le ver de la grappe, on utilise comme dans l'olivier, les fruitiers ou les légumes, le Bacillus Thuringiensis. On utilise, également, depuis des siècles le cuivre et le souffre mais à des doses minimum car même les substances naturelles peuvent être toxiques. L'épandage de cuivre, toxique pour les sols a été jadis abusivement employé. D'autres produits sont actuellement testés comme des bouillies d'ortie et de prêle, des poudres de roches, mais qui sont efficaces que pour des infestations minimes.

 

Les crédits publics accordés à la recherche pour l'agriculture biologique étant minimes, certaines maladies sont toujours incurables comme l'Eutypiose et la Flavescence dorée qui crée d'ailleurs des ravages dans tout le vignoble en détruisant carrément le bois pour lesquels on utilise des moyens infimes et contraignant : disséminée par la cicadelle, un traitement à base de roténone (insecticide à base de plantes tropicales) est appliqué la nuit, à efficacité éphémère et à repasser en cas de pluie. Une solution radicale consiste à arracher les souches dès leur contamination ce qui implique une surveillance titanesque du vignoble.

Raisin dans le pressoir

Un raisin de culture biologique ne suffit pas à élaborer un bon vin «issu de raisins cultivés en agriculture biologique», le terme de vin biologique n'est pas autorisé car la vinification traditionnelle fait appel à une panoplie de 37 additifs autorisés à effets correctifs divers (texture, goût, acidité, couleur, douceur). L'œnologie est un art d'autant plus complexe en bio qu'elle doit s'effectuer le plus naturellement possible.

Le cahier des charge de la viticulture biologique limite l'utilisation du soufre qui a un rôle de conservateur, d'antioxydant, d'antibactérien et qui influe aussi sur la couleur. La limitation de l'emploi du souffre est l'obtention d'un vin très typé et plein d'arôme qui se bonifiera en vieillissant. Un vin fortement soufré donne mal à la tête (vin blanc). Se passer de soufre est toutefois très risqué : le vigneron doit être un virtuose travaillant dans une cave fraîche, à l'hygrométrie idéale, et où l'hygiène est rigoureuse. Le vin doit ensuite être conservé dans de bonnes conditions, non exposé à la chaleur, à la lumière pour éviter de vite se transformer... en vinaigre.

vendanges manuelle à Château Canorgue - Bonnieux - Les viticulteurs bio n'emploient pas d'arôme ni de colorants, de stabilisants, de gomme arabique, d'ascorbate de potasse, d'acide ascorbique, de tanins de synthèse, d'annihilateurs... de mauvais goût. Ils privilégient les levures indigènes, ils évitent la chaptalisation. Ils prennent grand soin de la récolte, souvent manuelle qui permet d'éliminer les mauvais grains pour éviter d'introduire des aflatoxines. Ils retardent si nécessaire la date des vendanges pour l'effectuer à maturité afin d'obtenir un degré suffisant.

 

Qu'il soit en bio ou en conventionnel, pour faire un bon vin, le viticulteur doit être un bon vinificateur.

Des vins à notes boisées et grillées de Château Canorgue sont à découvrir sur Terroirselect.com

Rechercher

Recevoir la lettre