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GLOSSAIRE AGRICULTURE BIOLOGIQUE


Le vocabulaire du Bio :

Agriculture Biologique

Un produit de l'agriculture biologique, produit agricole ou denrée alimentaire, résulte d'un mode de production exempt de produits chimiques de synthèse. L'utilisation d'organismes génétiquement modifiés et leurs dérivés est totalement prohibée.

La lutte contre les ravageurs s'effectue à base de produits naturels, comme la roténone, les pyrèthrines, le cuivre, le soufre, la prise au piège des insectes ravageurs avec des appâts, l'introduction de prédateurs naturels.... le désherbage est manuel, thermique...

Les agriculteurs emploient des méthodes permettant de recycler les matières organiques naturelles, pratiquent la rotation des cultures et s'efforcent de respecter le bien-être animal.

Les exploitations tendent à assurer un équilibre entre productions animales et végétales : l'élevage fournit les matières organiques et les éléments nutritifs pour les terres cultivées contribuant ainsi au maintien et à l'amélioration de leur fertilité et au développement d'une agriculture durable (ce qui n'est le cas pour les monocultures intensives).

Respecter la biodiversité, adapter le choix des races et des variétés au milieu dans lesquels elles évolueront constituent des principes exigeants mais aussi un facteur de réussite.

Ce mode d'agriculture contrairement aux idées reçues, demande une grande technicité et des connaissances approfondies dans chaque domaine de production pour lesquels on met en oeuvre des méthodes élaborées. C'est une agriculture soucieuse de l'environnement qui s'inscrit dans l'agriculture durable.

 

Compostage

C'est la fermentation contrôlée, aérobie, en tas, qui aboutit à la décomposition de matières organiques d'origine végétale et/ou animale pour la formation d'humus.

Le compostage conduit à une élévation de température, à la réduction du volume des matières organiques et entraine la modification chimique et biochimique des éléments, un assainissement au niveau des pathogènes, des adventices, et de certains résidus.

Cette technique pratiquée depuis des millénaires, a pour but de transformer des matières organiques fraîches inassimilables pour les plantes en l'état. L'activation des transformations microbiennes permet la digestion de ces matières, et la production d'humus qui contient des éléments directement assimilables pour les plantes.

Certaines matières organiques sont exclues du compostage : les effluents d'élevages hors sol, les effluents stercoraires, les farines de viande et poudres d'os issues des ruminants, les boues des stations d'épuration, les boues résiduaires d'industries agricoles ou agro-alimentaires, le compost de déchets issu du tri d'ordures ménagères, toute matière première contenant des OGM ou leurs dérivés, chaux vive ou chaux éteinte.

 

Engrais

L'utilisation d'engrais de synthèse est interdit. On préconise la culture de légumineuses et d'engrais verts, d'effectuer des rotations appropriées, d'incorporer au sol des matières organiques provenant de l'exploitation ou d'une exploitation en culture biologique. L'utilisation d'effluents d'élevage est règlementée. La quantité d'azote épandue est limitée à 175 kg/ha de surface agricole utile/an.

 

Engrais vert

Les engrais verts sont des cultures destinées à être enfouies dans le sol pour en augmenter la fertilité. C'est une technique ancienne éprouvée. Elle est le plus souvent réalisée en "dérobée" c'est à dire entre deux cultures principales et plus rarement associée avec celle-ci.

Les engrais verts :

- stimulent l'activité microbienne des sols par l'apport de nourriture appropriée.
- protègent le sol de l'érosion grâce au couvert végétal.
- aèrent le sol, le décompactent par le travail des racines, favorisent la circulation de l'eau.
- apportent des éléments nutritifs à la culture suivante qui peut être de l'azote s'il s'agit d'une légumineuse (trèfle, vesce, fèverole, pois, moha qui fixent l'azote de l'air). Les graminées (seigle, ray-grass, avoine) sont souvent associées aux légumineuses, les crucifères (colza, radis fourrager, navette, moutarde) poussent rapidement, le sarrasin est un désherbant physique, la phacélie est une excellente plante mellifère.
- suppriment le lessivage des éléments fertilisants.
- limitent le développement des adventices (mauvaises herbes).

Certains engrais verts sont utilisés en fourrages, d'autres sont broyés et enfouis.

Étiquetage des produits issus de l'agriculture biologique

L'étiquetage et la publicité des produits issus de l'agriculture biologique sont soumis à des règles très précises, selon leur pourcentage d'ingrédients biologiques :

- Bio à plus de 95%

Les produits végétaux biologiques non transformés et transformés dont la teneur des ingrédients d'origine agricole biologique est supérieure à 95%. Ces produits peuvent, dans leur dénomination de vente, se référer au mode de production biologique en tant que mode de production agricole et utiliser les termes en usage dans chaque état membre.

Ceux produits ou transformés dans un pays CEE peuvent porter l'indication de conformité suivante : "Agriculture biologique-système de contrôle CE et/ou le logo Européen.

- Bio à plus de 70%

Les produits végétaux transformés dont la teneur en ingrédients d'origine biologique est au moins égale à 70% ne peuvent utiliser la mention "agriculture biologique" dans leur dénomination de vente.

Mais cependant, ils peuvent utiliser, dans le même champ visuel que la dénomination de vente, mais dans une partie séparée, la mention suivante "X% des ingrédients d'origine agricole ont étés obtenus selon les règles de productions biologiques" .

- Bio à moins de 70%

Aucune indication se référant au mode de production biologique n'est autorisé à moins de 70%.

- Bio en conversion

Les produits contrôlés dont les matières premières proviennent d'exploitations en conversion vers l'agriculture biologique depuis au moins un an avant la récolte.

Les produits agricoles végétaux non transformés et les denrées alimentaires composées d'un seul ingrédient d'origine agricole pourront porter la mention "conversion vers l'agriculture biologique".

Ces produits ne peuvent pas figurer en tant qu'ingrédients dans des produits transformés contenant des produits issus de l'agriculture biologique.

Le nom de l'organisme certificateur est obligatoire sur tous les produits issus de l'agriculture biologique (Ecocert, QualitéFrance, Afaq-Ascertinternational, Ulase, Agrocert, Certipaq, Aclave).

 

Insecticides alternatifs

Contrairement aux spécialités chimiques, ils ne détruisent pas la faune auxiliaire utile, ils ne produisent pas de résidus toxiques dans les récoltes et ils ne sont pas rémanents dans le sol.

Ces bio-insecticides, se divisent en deux catégories : les spécialités à base de bactéries et celles composées de champignons ou de virus. Pour les appliquer avec succès, il faut bien connaitre la biologie des ravageurs.

Les Bactéries produisent des toxines ingérées par les larves des prédateurs des cultures et qui dérèglent leur mécanisme intestinal.

Les Virus ingérés par les prédateurs, infectent leur organisme et peuvent même contaminer leur descendance.

Les Champignons traversent l'épiderme des prédateurs, une spore suffit à contaminer et parasiter la larve.

Ces traitements mettent en action des mécanismes biologiques et leur action n'est donc pas foudroyante.

 

La bactérie la plus connue et très utilisée est "bacillus thuringiensis" car facile à produire et à disséminer et très efficace contre les noctuelles.
Les virus qui doivent rester vivant pour agir, nécessitent une protection contre les ultraviolets, une substance facilitant leur adhérence et appétence puisqu'ils doivent être ingérés pour être actifs. De plus température et hygrométrie conditionnent leur activité.

Les champignons (myco-insecticides) sont adaptés pour lutter contre les insectes piqueurs-suceurs : ils n'ont pas besoin d'être absorbés, un seul contact suffit à parasiter de façon transcutanée le thrips ou l'aleurode.

C'est dire si le producteur bio doit bien connaitre les insectes.

 

Logo AB

C'est un mode d'identification pour le consommateur qui garantit :
- le respect du règlement CEE n°2092/91 du 24 juin 1991 modifié.
- le respect du cahier des charges homologué par les pouvoirs publics Français selon l'article L645-1 du code rural, pour la production animale et les produits d'origine animale.
- la provenance du produit issu d'un mode de production spécifique : emploi d'engrais verts, lutte naturelle contre les parasites et utilisation strictement limitée de produits de fertilisation, de traitements, de stockage, de conservation.
- la composition du produit à 95% minimum d'ingrédients issus du mode de production biologique contrôlés par un organisme certificateur conventionné par le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche.

Ce Logo appartient au Ministère de l'Agriculture et de la Pêche qui a mis en place la procédure d'attribution et de retrait.

Les producteurs et transformateurs qui ont obtenu la Certification font l'objet de contrôle par des organismes certificateurs agrées par les pouvoirs publics.

 

Marcottage

Pour multiplier certains végétaux, l'enracinement d'un rameau ou d'une tige s'effectue (naturellement ou avec intervention de l'homme) lorsque ceux-ci sont encore rattachés à la plante mère. Lorsqu'ils sont biens pourvus en racines, il est procédé au "sevrage " (séparation) de la nouvelle tige ou rameau. On obtient ainsi, une nouvelle plante semblable au pied mère.

 

Micro-organismes

Ce sont des organismes uniquement visibles au microscope (champignons microscopiques, bactéries et qui jouent un rôle très important dans la fertilité des sols, par exemple en décomposant la matière organique qui donnera de l'humus.

 

Mulching

Cette dénomination ne comporte pas d'équivalent en langue française. C'est une pratique qui consiste à recouvrir le sol d'une matière organique. Cette technique, particulièrement utilisée en agriculture biologique vise trois objectifs principaux :

- protéger le sol et sa faune : cette couverture limite l'évaporation autant qu'il retient l'eau en évitant le ravinement qui entraine la terre et ses éléments fertilisants ; elle maintient la température du sol favorable au développement des micro-organismes qui craignent les températures extrêmes.

- nourrir le sol et donc les cultures : un mulch composé d'herbes de déchets organiques azotés, de fumier, est rapidement décomposé par les êtres vivants du sol, en minéraux directement assimilables par les végétaux en place.

- étouffer les mauvaises herbes (adventices).

Si vous avez la chance de cultiver un potager, ou d'entretenir un jardin d'agrément, faites un geste pour notre planète : mulchez ! mulchez ! bannissez les désherbants chimique !

Le choix des végétaux s'effectue en fonction des disponibilités locales, des cultures ou plantations environnantes, de la nature du sol et des particularités climatiques : paille (décomposition lente, peu nourrissante) et fougères en sol sableux, matériaux fins et verts comme les fanes de légumes, les résidus de tonte, l'herbe jeune s'emploient en zone humide et constituent une excellente source de nourriture, à condition d'en mettre une couche suffisamment épaisse pour être protectrice mais pas trop au risque d'être asphyxiante ! les genêts et branchages provenant de taille de haies ou buissons sont plutôt recommandés en terre lourde et argileuse. Attention à l'emploi de vieux foin nourrissant mais également riche... en graines de graminées qui vont germer et se développer, et aux résidus de désherbage manuel qui comporte des plantes qui peuvent bouturer et s'enraciner à nouveau (liseron, mouron... )

A usage des professionnels, comme les agriculteurs biologiques, Claude Aubert, donnait dans les années 1980, une bonne recette de Mulch : semer à l'automne un engrais vert composé d'un mélange de seigle et de vesce d'hiver. A la mi-mai de l'année suivante, le seigle prêt à épier mesure deux mètres. La coupe s'effectue dans le courant du mois suivant en fonction des besoins dans des conditions optimales : la paille de seigle, riche en cellulose, apporte l'élément carboné en assurant la couverture du sol tout l'été. Les parties vertes du seigle et la vesce fournissent l'azote et des éléments nécessaires à la vie microbienne du sol et à la plante. Dans ce cas, l'utilisation d'un broyeur de compost est vivement conseillé !

Ce long développement sur la technique du Mulching vise à expliquer aux non initiés qu'il existe bien des techniques alternatives au tout chimique : cela demande un savoir faire, des convictions, une capacité d'analyse de la situation, un peu plus de temps... "un coup de pulvé" c'est tellement plus vite fait ! mais effectué des milliers de fois, multiplié par des millions d'hectares, cela représente des tonnes de produits phytosanitaires agricoles professionnels ou jardiniers amateurs qui vont polluer nos nappes phréatiques et ruiner nos santés ! Pensons-y et Agissons chacun à notre niveau. Merci.

 

Mycorhize

C'est un organe mixte "champignon-racine" résultant de l'infestation des racines d'une plante supérieure par un champignon. Les deux organismes vivent en symbiose: l'arbre (ou la plante) utilise les éléments minéraux (particulièrement le phosphore) que le mycélium du champignon extrait des sols, même les plus pauvres, qui s'accumulent dans la mycorhize. En échange, le champignon prend à l'arbre des substances organiques qu'il est incapable de synthétiser lui-même. Si l'échange n'est plus équilibré, la symbiose devient parasitisme, au détriment de la plante pillée qui devient malade.

 

Phéromones

Substance secrétée par les glandes exocrines d'un animal, diffusées à l'extérieur, elles assurent une communication chimique entre individus d'une même espèce. Mais ce terme, par extension, s'applique aussi à des produits organiques de synthèse qui présentent les mêmes propriétés de médiateur chimique.

 

Plantes relais

C'est une plante qui sert à héberger des insectes auxiliaires.

Par exemple, la lutte contre les pucerons Aphis gossypii et Myzus persicae peut se faire avec un auxiliaire parasite : Aphidius colemani. Celui-ci dépose ses œufs dans le corps des pucerons prédateurs, et les larves se développent à leurs dépens. En fin de cycle, un adulte Aphidius émerge et va parasiter d'autres pucerons.

On va donc installer Aphidius sur une plante relais, l'éleusine, qui est une graminée produite en pot. Mais Aphidius sera présent en grand nombre, hébergé bien au chaud dans l'organisme des pucerons "spécial céréales" (les Rhopalosiphum padi) en villégiature sur l'éleusine. Dès l'apparition des tendres hôtes Aphis gossypii et Myzus persicae dans les serres de courgettes, melons, concombres, et poivrons ils les squattent et donc les détruisent en se multipliant.

 

Prophylaxie...

La première mesure de lutte contre les maladies du bétail est de faire de la prévention :

- sélectionner des races rustiques et résistantes.

- alimenter les animaux avec une ration de qualité, équilibrée.

- élever un effectif d'animaux compatible avec la surface disponible, en culture, en bâtiment, en nourriture disponible sur le site.

- avoir des pratiques d'élevage saines, dans le respect du bien-être animal.

L'utilisation des médicaments allopathiques chimiques de synthèse est interdit en prévention. L'homéopathie et la phytothérapie sont préconisées.

En moyens curatifs, certains produits sont autorisés (se reporter pour détail au site www.ecocert.fr).

Ils sont obligatoirement administrés sur prescription vétérinaire et doivent être mentionnés sur le registre d'élevage : date, matière active administrée, mode d'administration, durée, délai d'attente (par ex pour le lait c'est doublé par rapport au mode conventionnel).

Le nombre de traitement autorisé est limité par espèce et par an (ou par cycle de vie, par ex pour les bandes de volailles)

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